Tout en continuant à enseigner à Aix-en-Provence et à Marseille, et en participant aux salons artistiques de la région (Toulon, Menton, Monaco…), Marguerite Pangon continue ses recherches avec une curiosité insatiable. En 1900, à l’Exposition Universelle de Paris, elle découvre dans le Pavillon des Indes Néerlandaises « des poupées bariolées de dessins aux teintes vives d’une délicieuse fantaisie ».


Le tissu qui les habillent a été coloré selon la méthode du Batik. Marguerite Pangon est fascinée par les formes, les couleurs, les zébrures. A son retour à Marseille, elle s’en ouvre à l’oncle d’Adolphe, Emile Durand-Gréville, une personnalité du monde littéraire et artistique, traducteur de Tourgueniev, critique d’art et spécialiste de la peinture flamande.
En 1904, celui-ci fait un voyage aux Pays-Bas pour vérifier un détail dans La Ronde de nuit de Rembrandt. Il sait qu’à Haarlem Chris Lebeau a mis en place une formation au batik à l’Ecole des Arts Appliqués. Il en parle à Marguerite et l’emmène à Haarlem.
De retour à Marseille, Marguerite Pangon travaille le batik par elle-même, et cherche encore à se documenter. L’Exposition coloniale de Marseille, en 1906, lui permet de le faire, elle y entraîne Adolphe et Louis, petit garçon vif et joyeux à l’accent marseillais prononcé. Elle continue à professer la composition décorative, avec toujours le même succès.
