1925, le sommet

Prévue depuis vingt ans, l’Exposition Internationale des Arts décoratifs et industriels modernes qui rassemble architectes, décorateurs, couturiers, ébénistes, créateurs dans tous les domaines, s’ouvre à Paris en avril 1925. Tout au long du Pont Alexandre III, sont installées des boutiques d’artistes. Celle du Batik français porte le numéro 36. La vitrine en fer forgé est due à Raymond Subes, et fait l’admirations des visiteurs. Marguerite Pangon est hors concours et fait partie du jury de l’Exposition. Elle présente des robes, des rideaux, des portières, des coussins, des ombrelles… Dix-sept autres stands ou galeries exposent quelques unes de ses créations. Vice-présidente du Pavillon de l’Elégance, la couturière Jeanne Lanvin, a utilisé des tissus de Madame Pangon pour trois robes, dont l’une est intitulée Princesse lointaine, qui obtiendront un diplôme d’honneur.

Le Batik français est à son apogée : une cinquantaine de personnes travaillent rue La Boétie, reproduisent sur tissus des dessins de Marguerite Pangon et les ornent de couleurs.