1925, le sommet

Prévue depuis vingt ans, l’Exposition Internationale des Arts décoratifs et industriels modernes qui rassemble architectes, ferronniers, décorateurs, couturiers, ébénistes, créateurs dans tous les domaines, s’ouvre à Paris en avril 1925. Des pavillons sont édifiés le long de la Seine et sur l’Esplanade des Invalides.Tout au long du Pont Alexandre III, sont installées des boutiques d’exposition.

(© L’Intransigeant 12 avril 1925 BnF)
Vue générale de l’Expo 1925 (C DR)
Marguerite Pangon exposait dans le Pavillon Fontaine, ferronnier d’art (© MAD Paris)
Marguerite Pangon exposait dans le Pavillon Crès du nom d’un éditeur (© MAD Paris)

La boutique du Batik français porte le numéro 36. Elle est située à l’entrée du pont Alexandre III. La vitrine en fer forgé est due à Raymond Subes, et fait l’admirations des visiteurs.

Le Batik Français (© Devantures, vitrines installations de magasins à l’Expo de 1925-éd; Charles Moreau)

Marguerite Pangon est hors concours et fait partie du jury de l’Exposition. Elle présente des robes, des rideaux, des portières, des coussins, des ombrelles… Dix-sept autres stands ou galeries exposent quelques unes de ses créations, dont le Pavillon Fontaine, ferronnerie d’art, et le Pavillon de l’éditeur de livres Crès. Vice-présidente du Pavillon de l’Elégance, la couturière Jeanne Lanvin, utilise des tissus de Madame Pangon pour trois robes, dont l’une est intitulée Princesse lointaine, qui obtiendront un diplôme d’honneur.

Robe en batik « Princesse lointaine », primée en 1925 chez Jeanne Lanvin (© Fonds Pangon-Photo H. Manuel)
1925 : Cape en panne de velours de soie batiké, doublée en satin de soie orange, portée par Maud Gipsy (© Fonds Pangon-Photo H. Manuel)
100 ans plus tard , la Cape ci-contre est présentée au Musée des Arts Décoratifs de Paris lors de l’Expo 1925-2025(Photo © DRl)

Le Batik français est à son apogée : une cinquantaine de personnes travaillent rue La Boétie, reproduisent sur tissus des dessins de Marguerite Pangon et les ornent de couleurs.

En 1925, Yvanhoé Rambosson, poète et critique d’art, publie, chez l’éditeur d’art Charles Moreau, Les Batiks de Madame Pangon, port-folio de 42 planches, avec une préface d’Anatole de Monzie, ministre de l’Instruction publique. Marguerite Pangon a elle-même participé au choix de ses œuvres et corrigé les couleurs de l’impression avec de nombreuses remarques à l’éditeur.