La mode évolue très vite. Marguerite Pangon expose au Grand Palais à Paris, à Rouen, à Amsterdam, à Roubaix… En janvier 1913, elle fonde son entreprise : Le Batik Français. En 1916, elle ouvre sa propre boutique au 64 rue La Boétie dans le 8ème arrondissement de Paris : 400m2 au dernier étage, avec un salon d’exposition et des ateliers. Elle se lance à corps perdu dans le batik, présente ses créations lors de défilés de mode, continue de créer des robes et fournit de grands couturiers comme Jeanne Lanvin, Paul Poiret et Chanel, accueille rue La Boétie le gotha européen, fréquente les décorateurs d’intérieur comme Jacques-Emile Ruhlmann et Rob Mallet-Stevens.
Marguerite Pangon a su faire évoluer son style, passer des volutes de l’Art Nouveau à la géométrie épurée de l’Art Déco. En 1923, son stand au Salon des Artistes Décorateurs montre son savoir-faire, tentures d’ameublement, tapis, robes, ombrelle, fauteuil… Sa renommée franchit les frontières : Elle exporte à New York, Zurich, Bologne, Malaga… Et la presse continue de s’enthousiasmer pour cette artiste qui porte haut l’image de la France


Simultanément, en 1924, Marguerite Pangon fait partie avec son amie Yvonne Ripa de Roveredo, des fondatrices du Soroptimist Club de Paris, émanation du Soroptimist créé aux Etats-Unis en 1921, association qui met en valeur les femmes de l’époque, artistes, industrielles, cheffes d’entreprises… Cette organisation non gouvernementale constitue un avant-goût très actif du féministe.