La Vedette de Marseille, hebdomadaire fondé en 1877, salue l’une des artistes de la ville, détaille les œuvres présentées à l’Exposition de Madame Pangon et incite « les fervents des choses d’élégance » à prendre le temps d’y aller jeter un œil.


La Vedette de Marseille, hebdomadaire fondé en 1877, salue l’une des artistes de la ville, détaille les œuvres présentées à l’Exposition de Madame Pangon et incite « les fervents des choses d’élégance » à prendre le temps d’y aller jeter un œil.


La Vedette de Marseille ne s’en lasse pas : Marguerite Pangon fait partie de ses artistes favoris. Le journal est persuadé qu’elle est à l’aube d’une une belle carrière. Son enseignement semble avoir un grand retentissement.


Pour sa dernière exposition avant de quitter Marseille, ce n’est plus l’hebdo local qui accompagne Marguerite Pangon, mais Le Journal des Arts. Elle acquiert une dimension nationale.


Marguerite Pangon expose ses batiks dans diverses galeries parisiennes. Sa réputation va croissante, non seulement dans les milieux de la mode, mais aussi dans le Tout-Paris.

En pleine guerre, le succès de Marguerite Pangon a un côté « patriotique » : la presse s’empare de tout ce qui peut servir de prétexte à une réplique aux Allemands.

Marguerite Pangon fait désormais partie de l’Union Centrale des Arts Décoratifs. A ce titre, elle participe à de grandes expositions, et c’est l’occasion pour la presse spécialisée de retracer son parcours.



La guerre n’est pas terminée que le « patriotisme » bat son plein, surtout dans un journal appelé « La Patrie ». Né en 1841, ce journal, fervent soutien du pouvoir sous le Second EmpireI, paraîtra jusqu’en 1937.

« Excelsior » est un quotidien qui paraît de 1910 à 1940, et qui traite l’actualité par l’image, photos ou dessins. Il suit attentivement les évolutions de la mode. D’où cet article sur Madame Pangon.

Comoedia, seul quotidien culturel, fut fondé par Henri Desgrange, le créateur du Tour de France cycliste. Il parut de 1907 à 1937, avec une interruption pendant la Première Guerre Mondiale. Durant la Seconde Guerre mondiale, sous-titré « hebdomadaire des spectacles des lettres et des arts », il est soutenu par l’occupant allemand et sa ligne éditoriale est ambiguë. Militant pour une entente franco-allemande, il ne verse pas pour autant dans la propagande nazie.

Bien avant la fashion week, les défilés des maisons de haute couture attirent les foules. Gros succès de journal quotidien à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème, « Le Gaulois », conservateur et anti-dreyfusard, publie deux rubriques très lues, une « chronique mondaine » ainsi que « l’écho de la vie des châteaux et des salons ». Il est racheté en 1926 pour être fusionné avec « Le Figaro » en 1929.
