Catégorie : Biographie

  • Les années de jeunesse

    Marguerite Fonrobert naît à Lyon le 5 mars 1872. Ses parents d’origine modeste, père tulliste, mère tisseuse, font partie d’une génération venue de la campagne chercher du travail dans les ateliers textiles qui fleurissent à Lyon. Marguerite a un frère né onze ans avant elle. Elle est scolarisée à Oullins, une banlieue de Lyon, dans un pensionnat de jeunes filles, aujourd’hui Notre-Dame du Bon Conseil. Elle y rencontre Sœur Agnès et Soeur Sidonie, auxquelles elle se confie ; elle est marquée par la religion, et le restera toute sa vie.

    Charles Fonrobert et Marie-Marguerite Bron (Fonds photographique Pangon) – Marguerite à 20 ans (Fonds photographique Pangon)

    Elle est très liée à sa cousine germaine Anna Bron, qui habite la commune voisine de Pierre Bénite. Elle est plus proche de la famille Bron que de ses propres parents dont elle affirmera, au moment de son mariage, ignorer le lieu de leur décès et leur dernier domicile. Lorsque. ceux-ci disparaissent, Charles Fonrobert en 1888 et Marie-Marguerite Bron en 1893, Marguerite trouve ainsi refuge chez son oncle Antoine Bron, père d’Anna, préposé chef à la direction de l’octroi de Lyon. Il semble qu’elle se soit formée au dessin, à la peinture et au travail des tissus avec des maîtres lyonnais. Elle suit aussi les cours d’Eugène Grasset, graveur, affichiste et décorateur, figure importante de l’Art Nouveau.

  • L’atelier de Marseille

    Marguerite Pangon à Marseille en 1898 (© Fonds photographique Pangon)

    En janvier 1898, Marguerite s’installe à Marseille où vit son frère Jean. La même année, elle épouse Adolphe Pangon, militaire qui vient de quitter l’armée avec le grade d’adjudant.

    Louis Laurent Adolphe Adrien Pangon naît en 1862 à Montpellier. Son père est employé au P.L.M. ; Irma Durand, sa mère, élève ses quatre enfants dont il est l’ainé. Adolphe passera 35 ans dans l’armée, Réserviste, il se ré-engage au moment de la guerre de 14, et sera gazé à Ypres. Durant ses pauses militaires, il travaille comme employé de commerce, tout en soutenant sa femme dans la réussite de son entreprise.. Il meurt en 1946.

    Marguerite Pangon se déclare artiste peintre et ouvre un atelier où elle enseigne l’art décoratif, peinture, sculpture, gravure et reliure, qui rencontre rapidement un vif succès. Elle travaille les métaux et le bois (meubles, vitrine, paravent…), la marqueterie, la mosaïque de cuir, les faïences grand feu, la corne sculptée et crée des reliures en cuir repoussé dont l’une, pour l’ouvrage de J.-Ch. Roux Le Costume en Provence, représente en relief le profil d’une Mireille des Saintes-Maries-de-la-Mer et obtient à l’unanimité la médaille de l’Art Décoratif au Salon des Femmes Peintres en 1910. Comme dit Ferdinand Servian, un critique d’art :  » Nous sommes en présence d’une manifestation artistique, décentralisatrice et féministe exceptionnellement opportune par ces temps de progrès du féminisme, progrès qu’il convient de guider et de maintenir dans la bonne voie. « 

    Marguerite Pangon entourée de ses créations photographiée par Adolphe Lezer en 1912 (© Fonds Pangon)

    Elle donne des cours à Marseille et à Aix-en-Provence, expose ses créations et les travaux de ses élèves.Chacune de ses expositions est saluée par la presse régionale, on admire ses objets d’arts décoratifs, marqueterie, cuir repoussé, cuivre ciselé, reliures…

    La renommée de Marguerite Pangon, nommée Officier d’Académie en 1907 (Palmes académiques), commence à dépasser le cadre régional. Elle expose à Paris et dans toute la France. En 1912, elle est reçue Membre de la Société de l’Art Décoratif au Grand Palais à Paris.

    Avant de quitter définitivement Marseille, elle organise en 1912 une exposition de ses œuvres à la Galerie Centrale, 79 rue de Paradis. Elle y présente ce qui a fait l’essentiel de son travail à Marseille : arts décoratifs et ameublement. Le batik, qu’elle a découvert dans les premières années du siècle, ne fait pas encore partie de son activité principale.

    Double vitrine en chêne clair incrusté de bronze, Vase en étain, Fauteuils, Abats-jour…(© Fonds photographique Pangon)

    Recto et verso de l‘Invitation à l’Expo de 1912 (Fonds Pangon) Article évoquant la reliure pour Le costume en Provence (© Revue moderne 1910 – Fonds Pangon)

  • La découverte du Batik

    Tout en continuant à enseigner à Aix-en-Provence et à Marseille, et en participant aux salons artistiques de la région (Toulon, Menton, Monaco…), Marguerite Pangon continue ses recherches avec une curiosité insatiable.

    En 1900, à l’Exposition Universelle de Paris, elle découvre dans le Pavillon des Indes Néerlandaises « des poupées bariolées de dessins aux teintes vives d’une délicieuse fantaisie ». Le tissu qui les habille a été coloré selon la méthode du Batik. Marguerite Pangon est fascinée par les formes et les couleurs. En 1902, elle va à Turin à la Première Exposition d’ Art Décoratif Moderne où des batiks de Chris Lebeau sont présentés. A son retour à Marseille, elle s’en ouvre à l’oncle d’Adolphe, Emile Durand-Gréville, une personnalité du monde littéraire et artistique, traducteur de Tourgueniev, critique d’art et spécialiste de la peinture flamande.

    Emile Durand-Gréville en 1920 (© Fonds photographique Pangon)

    Frère d’Irma Durand, la mère d’Adolphe Pangon, Emile Durand naît en 1838 à Montpellier. Il devient professeur de mathématiques et précepteur des enfants d’une famille qui part pour Saint-Pétersbourg. Il les suit, passe son temps libre au Musée de l’Ermitage, enseigne le français dans un lycée russe et fait la connaissance d’Alice Fleury, dont le père est enseignant de français, lui aussi. Fort de son apprentissage à L’Ermitage, il devient critique d’art, spécialisé dans la peinture flamande, et vite reconnu dans les milieux littéraires et artistiques. Il publie dans les journaux, devient traducteur de Tourgueniev, donne des conférences sur Pasteur comme sur les dramaturges russes ou la couleur chez Rembrandt, est chargé d’une mission officielle aux Etats-Unis pour établir un catalogue des peintures françaises dans les galeries américaines. Alice et Emile se marient en 1873 à Paris. Elle écrit sous le pseudonyme d’Henry Gréville, il prend le nom d’Emile Durand-Gréville. Membre de la Société de Météorologie, il écrit aussi sur l’aéronautisme et les orages. Cet érudit meurt en 1914.

    En 1904, Emile Durand-Gréville doit faire un voyage à Amsterdam car il a des doutes sur un détail de La Ronde de Nuit de Rembrandt. Il propose à sa nièce de partir avec lui en Hollande. A Haarlem, elle apprend le batik avec Chris Lebeau. Elle y retournera deux fois en 1905.

    L e Pavillon Welgelegen au début du 19ème siècle. Il abrite, jusqu’en 1926, le Musée des colonies et l’Ecole d’Art Appliqué. où Mraguerite apprit le batik (Archives de Haarlem © onh.nl)

    De retour à Marseille, Marguerite Pangon travaille le batik par elle-même, et cherche encore à se documenter. L’Exposition coloniale de Marseille, en 1906, lui permet de le faire, elle y entraîne Adolphe et Louis, petit garçon vif et joyeux à l’accent marseillais prononcé. Elle continue à professer la composition décorative, avec toujours le même succès.

    Soie batikée de Marguerite Pangon ( © Fonds Pangon)
  • Au cœur de la mode

    Les premières expositions à Paris ont convaincu Marguerite Pangon que c’est dans la capitale qu’elle rencontrera son public. En 1911, la famille déménage à Paris, Adolphe, Marguerite et Louis, leur fils, âgé de 12 ans. En 1914, naît François, leur second fils. Marguerite continue d’exposer en régions et à l’étranger, présente à Paris au Pavillon de Marsan, en 1914, des chasubles pour les églises dévastées. Qu’une artiste française se lance au moment de la Première Guerre Mondiale marque les esprits : la presse le souligne, c’est une manière de répliquer à l’Allemagne qui, jusque là dominait le marché.

    Les tissus et les robes en batik de Marguerite Pangon ont un franc succès, madame Poincaré, épouse du Président de la République, fréquente la boutique éphémère ouverte avenue de l’Opéra, comme la princesse Elisabeth de Roumanie, séduite elle aussi par les tissus batikés. Ce style nouveau s’accorde bien avec la mouvance des Arts décoratifs qui commence à poindre et dont le public fortuné est friand.

    Marguerite Pangon expose au Grand Palais à Paris, à Rouen, à Amsterdam, à Roubaix… En janvier 1913, elle fonde son entreprise : Le Batik Français. En 1916, elle ouvre sa propre boutique au 64 rue La Boétie dans le 8ème arrondissement de Paris : 400m2 au dernier étage, avec un salon d’exposition et des ateliers.

    L’un des salons de la rue La Boëtie(© Femina 1 mars 1920 – Fonds photographique Pangon)

    Elle se lance à corps perdu dans le batik, présente ses créations lors de défilés de mode, continue de créer des robes et fournit de grands couturiers comme Jeanne Lanvin, Paul Poiret et Chanel, accueille rue La Boétie le gotha européen, fréquente les décorateurs d’intérieur comme Jacques-Emile Ruhlmann et Rob Mallet-Stevens.

    ( © Les Modes août 1923-Photo Vizzavona-BnF)

    Marguerite Pangon a su faire évoluer son style, passer des volutes de l’Art Nouveau à la géométrie épurée de l’Art Déco. En 1923, son stand au Salon des Artistes Décorateurs montre son savoir-faire, tentures d’ameublement, tapis, robes, ombrelle, fauteuil… Sa renommée franchit les frontières : elle exporte à New York, Zurich, Bologne, Malaga… Et la presse continue de s’enthousiasmer pour cette artiste qui porte haut l’image de la France.

    Déshabillé en mousseline batikée (© Fonds photographique Pangon 1920)
    Matin : robe batikée ( © Fonds photographique Pangon 1920)
    Au centre : déshabillé en mousseline batikée, signé Pangon (© L’Excelsior 10 décembre 1920 – BnF)
  • Le yin et le yang

    Marguerite Pangon fonde, en 1922, son Ecole de Batik, à laquelle elle pensait depuis deux ans déjà. Elle accueille au 64 rue La Boétie des jeunes filles à partir de douze ans désireuses d’apprendre cet art nouveau. Marguerite retrouve le côté pédagogique qu’elle avait à ses débuts à Marseille, mais avec des exigences renouvelées. C’est une travailleuse acharnée, à l’air un peu austère, toujours vêtue sobrement, qui mène son entreprise avec détermination.

    Ouvrières du Batik Français. A gauche, le ponçage. A droite, pose de la cire (Photos © Fonds photographique Pangon)

    En 1922, elle a pour stagiaire un peintre hollandais de 19 ans, Bob Rooker, qui meurt d’une embolie pulmonaire le 1er novembre. Ses amis prétendent que des panneaux présentés au Salon d’automne sont de lui, pas de Madame Pangon, et que sa mort est due à un harcèlement moral car elle vient de lui signifier la fin de son stage au Batik Français. Marguerite Pangon intente un procès en diffamation. L’affaire prend un peu d’ampleur autour de la question du droit d’auteur. Le procès se clôt en avril 1924, Marguerite est lavée de tout soupçon. La cabale semble avoir été montée par quelques habitués de La Rotonde, brasserie que fréquentaient Bob Rooker et les artistes du quartier Montparnasse.

    (La terrasse de La Rotonde en 1924 – © DR)
  • 1925, le sommet

    Prévue depuis vingt ans, l’Exposition Internationale des Arts décoratifs et industriels modernes qui rassemble architectes, ferronniers, décorateurs, couturiers, ébénistes, créateurs dans tous les domaines, s’ouvre à Paris en avril 1925. Des pavillons sont édifiés le long de la Seine et sur l’Esplanade des Invalides.Tout au long du Pont Alexandre III, sont installées des boutiques d’exposition.

    (© L’Intransigeant 12 avril 1925 BnF)
    Vue générale de l’Expo 1925 (C DR)
    Marguerite Pangon exposait dans le Pavillon Fontaine, ferronnier d’art (© MAD Paris)
    Marguerite Pangon exposait dans le Pavillon Crès du nom d’un éditeur (© MAD Paris)

    La boutique du Batik français porte le numéro 36. Elle est située à l’entrée du pont Alexandre III. La vitrine en fer forgé est due à Raymond Subes, et fait l’admirations des visiteurs.

    Le Batik Français (© Devantures, vitrines installations de magasins à l’Expo de 1925-éd; Charles Moreau)

    Marguerite Pangon est hors concours et fait partie du jury de l’Exposition. Elle présente des robes, des rideaux, des portières, des coussins, des ombrelles… Dix-sept autres stands ou galeries exposent quelques unes de ses créations, dont le Pavillon Fontaine, ferronnerie d’art, et le Pavillon de l’éditeur de livres Crès. Vice-présidente du Pavillon de l’Elégance, la couturière Jeanne Lanvin, utilise des tissus de Madame Pangon pour trois robes, dont l’une est intitulée Princesse lointaine, qui obtiendront un diplôme d’honneur.

    Robe en batik « Princesse lointaine », primée en 1925 chez Jeanne Lanvin (© Fonds Pangon-Photo H. Manuel)
    1925 : Cape en panne de velours de soie batiké, doublée en satin de soie orange, portée par Maud Gipsy (© Fonds Pangon-Photo H. Manuel)
    100 ans plus tard , la Cape ci-contre est présentée au Musée des Arts Décoratifs de Paris lors de l’Expo 1925-2025(Photo © DRl)

    Le Batik français est à son apogée : une cinquantaine de personnes travaillent rue La Boétie, reproduisent sur tissus des dessins de Marguerite Pangon et les ornent de couleurs.

    En 1925, Yvanhoé Rambosson, poète et critique d’art, publie, chez l’éditeur d’art Charles Moreau, Les Batiks de Madame Pangon, port-folio de 42 planches, avec une préface d’Anatole de Monzie, ministre de l’Instruction publique. Marguerite Pangon a elle-même participé au choix de ses œuvres et corrigé les couleurs de l’impression avec de nombreuses remarques à l’éditeur.

  • Le déclin du Batik français

    En 1926, Anatole de Monzie, ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts, écrit dans un catalogue d’exposition : « Madame Pangon, artiste décorateur, spécialisée dans le batik, a le grand mérite d’avoir mis son talent et son expérience au service de notre industrie nationale en créant l’Atelier Ecole d’où est sorti un métier d’art accessible à toutes les intelligences, dont les applications populaires paraissent sans limites dans la toilette et l’ameublement. » Elle est nommée chevalier de la Légion d’honneur.

    Marguerite a cinquante-quatre ans, son enthousiasme est un peu émoussé. Elle participe toujours aux événements importants comme ce banquet de 1927 au Palais d’Orsay de la Société d’Encouragement à l’Art et à l’Industrie, où elle est la seule femme, en blanc au milieu des hommes en habit noir.

    Banquet de 1927 au Palais d’Orsay (© Fonds photographique Pangon)

    En même temps, elle sent que le Batik ne va pas durer : comme les Arts décoratifs, il a séduit les milieux plutôt fortunés et la crise financière n’est pas loin. Le 5 mars 1928, elle écrit dans une lettre-testament : « Il faut savoir mourir… Le batik jette en ce moment ses dernières lueurs. Et je ferai peut-être bientôt comme lui. » Son entreprise se nomme dorénavant Les Tissus gravés de Madame Pangon. La crise de 1929 porte un coup fatal à l’industrie du luxe. Marguerite Pangon se lance dans un nouveau projet totalement différent.

    Lettre – testament de Marguerite Pangon qui annonce la mort du batik le 5 mars 1928 (© Fonds Pangon)
    Fascicule écrit par Marguerite Pangon à la demande des peintures Lefranc pour détailler la technique du batik et expliquer l’usage de la couleur (© Fonds Pangon)
  • La Villa Primerose

    En 1930, Marguerite et Adolphe Pangon retournent dans la région de leur cœur. Ils achètent la Villa Primerose à Sanary-sur-mer, pension de famille, dont ils réorganisent l’intérieur et le décorent en style Arts Déco.

    Portail (© Fonds photographique Pangon)
    Résidents sur la terrasse ( © Fonds photographique Pangon)
    Salon (© Fonds photographique Pangon)

    La Villa Primerose ne dure pas longtemps : Adolphe et Marguerite se font connaître auprès des cercles parisiens, mais l’entreprise est en difficulté, aussi belles soient la situation et la décoration de leur propriété. Ils regagnent la capitale en 1933. Marguerite Pangon est encore sollicitée pour faire partie d’un jury, en 1936 au Musée Galliera à l’occasion de l’exposition Invitation au voyage (où est primé un certain Louis Vuitton), et en 1937, elle reçoit un diplôme d’honneur de l’Exposition internationale des Arts décoratifs.

    Carte postale d’une affiche de l’Exposition de 1937 où Marguerite Pangon fut primée (© DR)
  • La fin de l’histoire

    Adolphe et Marguerite Pangon en décembre 1943 (© Fonds Pangon)

    En 1933, Adolphe et Marguerite Pangon habitent au 75 rue Michel-Ange à Paris. Leur fils Louis, qui s’est engagé très jeune dans l’armée et qui a obtenu la médaille de Verdun, est mort d’une méningite en 1920. Leur second fils François, qui fait son service militaire après son diplôme d’ingénieur chimiste, est lieutenant d’artillerie, fait prisonnier en mai 1940 dans les faubourgs de Lille et envoyé dans un camp en Allemagne, près de Dresde, l’Oflag IV D.

    Marguerite parvient à le faire libérer en 1942 pour raison médicale. Lorsqu’il épouse Denise Courtine en 1943, Adolphe et Marguerite confient leur appartement parisien au jeune couple, et vont s’installer dans une maison de retraite de la Légion d’honneur, dont ils sont tous deux décorés, le Château du Val à Saint-Germain-en-Laye.

    Le Château du Val en 1962 (© DR)

    Adolphe y meurt en 1946. Pour Marguerite Pangon, le batik est un lointain souvenir qu’elle n’évoque plus que très rarement. Elle s’éteint en 1962

  • Epilogue

    Ce site a été conçu et réalisé en mémoire de leur aïeule, Marguerite Pangon, par Gérard Pangon (conception, rédaction), Vincent Pangon (développement, édition), Anne Marchon-Pangon (documentation et iconographie) et Béatrice Pangon (documentation). Les sources proviennent de l’étude de la presse de l’époque et des archives familiales, aujourd’hui confiées à la Bibliothèque Forney à Paris.

    Avec les conseils avisés de Sylvie Tersen, et les études fouillées de Maria Wronska-Friend sur l’histoire du batik.

    Bon nombre de créations de Marguerite Pangon ont été dispersées au fil du temps (vendues ou confiées à un collectionneur). Si, d’aventure, l’une d’elles réapparaît, dans un musée ou chez un particulier, nous pourrions compléter l’histoire.

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